Souccot en 2026, 2027 et 2028

Souccot commence le 15 Tichri, cinq jours après Yom Kippour. En Israël, la fête dure 7 jours ; en diaspora, 8 jours. La semaine est suivie de Chemini Atseret (8e jour de clôture) et de Simhat Torah.

AnnéeDébut (15 Tichri)Fin
2026soir du 25 septembre 20262 octobre 2026
2027soir du 14 octobre 202721 octobre 2027
2028soir du 4 octobre 202811 octobre 2028
Dates estimées : Pour les dates et horaires précis, consultez HebCal.com.

La soucca : une cabane sous les étoiles

L'élément central de Souccot est la soucca (cabane), une construction temporaire érigée pour la durée de la fête. La soucca rappelle les abris de fortune que les Hébreux utilisèrent pendant 40 ans dans le désert après l'Exode. La Torah prescrit expressément d'y "habiter" pendant 7 jours (Lévitique 23:42-43).

La règle principale de la soucca est son toit : le s'khakh (couverture) doit être fait de végétaux naturels coupés (branches, bambou, palmes), posés de façon à laisser passer le ciel étoilé. On doit pouvoir voir les étoiles depuis l'intérieur. Les parois peuvent être permanentes, mais le toit doit être reconstruit chaque année. En France, les familles pratiquantes construisent leur soucca sur les balcons, terrasses ou jardins.

Les quatre espèces

Pendant Souccot, la Torah prescrit de prendre quatre espèces végétales et de les agiter dans les six directions (est, ouest, nord, sud, haut, bas) :

L'interprétation rabbinique : en réunissant les quatre espèces en un seul bouquet, on symbolise l'unité du peuple juif, malgré ses différences. L'etrog vient d'Israël ou de pays méditerranéens, et son prix peut atteindre plusieurs dizaines d'euros pour un spécimen parfait (sans tache, forme idéale) avant Souccot.

Ousphizin : les hôtes imaginaires

Une coutume kabbaliste consiste à inviter symboliquement, chaque soir dans la soucca, l'un des sept "hôtes" (ousphizin) : Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, Aaron, Joseph et David. À ce symbolique s'ajoute la pratique concrète de l'hospitalité réelle : inviter des pauvres ou des personnes seules dans sa soucca est considéré comme une mitsva (commandement) particulièrement méritoire à Souccot.

Kohelet : le livre de l'Ecclésiaste

La lecture du Livre de Kohelet (l'Ecclésiaste) est associée à Souccot. Ce texte biblique, attribué à Salomon, médite sur la vanité de l'existence ("Vanité des vanités, tout est vanité"). Son association à Souccot, fête de la joie, crée une tension spirituelle intentionnelle : rejoindre dans la joie tout en gardant conscience de la fragilité de la vie humaine, symbolisée par la cabane précaire.